La Ferme

La ferme, au sens matériel du terme, se développe aujourd’hui sur 1,2 hectares, au coeur de la Suisse Normande, dans l’Orne, en Normandie.

Les terres auxquelles nous avons accès ne sont pas réputées adaptées aux cultures, le modèle agricole local « historique » est le pré-verger, autrement dit : des vaches sous des pommiers. Le granite affleure, voire émerge des pâtures, le sol est sablo-limoneux, assez pauvre en matières organiques, très drainant.

Cette situation a néanmoins l’avantage de nous donner accès à des sols « vierges » de tout labour, au sein d’un paysage agricole encore bocager, ce qui nous assure une fertilité minimale bienvenue, que nous cherchons à développer par nos pratiques régénératives, dont le non-labour et l’agro-foresterie. Nous productions sont également certifiées en Agriculture Biologique.

Nous cultivons entre 10% et 20% de notre surface totale pour les annuelles (production des semences, légumes et céréales), et dédions 80% du paysage au système agro-forestier, qui entrera en production dans les années à venir.

Notre « école de pensée » agronomique est celle de l’agriculture régénérative, elle-même issue du mouvement de la permaculture.

L’agriculture régénérative, comme son nom l’indique, a pour objet de régénérer les écosystèmes au sein desquels elle s’insère.
Cela implique d’aller au-delà des principes de « protection » ou de « préservation », en mettant en oeuvre des pratiques qui accélèrent et amplifient l’activité biologique, micro comme macro, au sein de ce qui est considéré de fait comme un « agro-écosystème ».

Cela peut impliquer un ensemble de pratiques concrètes telles que :

  • L’hydrologie régénérative ; pratique consistant à analyser la situation hydrologique d’un paysage (relief, type de sol, nappe, affleurements…) pour concevoir des aménagements favorisant la répartition de l’eau dans le paysage, son infiltration et son stockage dans les sols et les végétaux.
  • Le non-labour au maximum, partant du principe – scientifiquement vérifié – que la fertilité naturelle des sols est proportionnelle à l’intensité de l’activité biologique ayant lieu en leur sein. En favorisant et amplifiant l’activité biologique, nous nous passons d’engrais, de fertilisants, et améliorons la résilience de nos sols face aux bouleversements climatiques.
  • L’agro-foresterie comme pratique majoritaire dans le paysage ; laissés à eux-mêmes, les écosystèmes du territoire métropolitain retournent à la forêt. Il s’agit ici de s’inspirer de cet élan spontané, et de l’accompagner vers des systèmes de production basés sur l’arbre et adaptés aux besoins des paysan.nes et des populations qu’ils et elles nourrissent.

Voici une liste des productions actuelles de la ferme (en gras les productions dédiées à la vente et à l’auto-consommation, en italique les productions dédiées aujourd’hui uniquement à l’auto-consommation) :

– Semences de légumes ;
– Champignons saprophytes cultivés sur bûches ;
– Légumes de plein champ, aromates et herbes ;
– Graines oléagineuses (courge à graines nues) ;
– Céréales et pseudo-céréales ;
– Fruits, fruits à coque, petits fruits ;
– Oeufs, viande ;
– Bois de chauffe et de petit oeuvre ;

À l’avenir, si nous parvenons à accéder à d’avantage de surface, les productions suivantes seront mises à échelle afin de pouvoir en faire la commercialisation :

– Semences de céréales et pseudo-céréales ;
– Fruits à coque ;
– Légumes de plein champ ;
– Graines oléagineuses (courge à graines nues) ;
– Bois de chauffe ;